Anévrysme

Les anévrysmes artériels correspondent à une dilatation artérielle issue d’une fragilité de la paroi (génétique, facteurs de risque, vieillissement, traumatisme, infections) soit de façon diffuse (anévrysme fusiforme) soit de façon localisée (anévrysme sacciforme). Les anévrysmes siègent principalement au niveau de l’aorte abdominale sous-rénale avec comme risque principal celui de rupture, mais également au niveau des membres inférieurs (anévrysme poplité : derrière le genou) avec un risque d’occlusion des artères de jambes et d’ischémie chronique ou aiguë.

Anévrysmes de l’aorte abdominale sous rénale

Il intéresse essentiellement l’homme (9 cas sur 10), fumeur ou ancien fumeur et/ou hypertendu. La prévalence est de 4 à 8 % chez l’homme de plus de 60 ans et supérieure à 12% chez le sujet de plus de 75 ans.

Cet anévrysme n’engendre que très rarement des symptômes. Il est découvert par hasard à l’occasion d’un examen d’imagerie ou à la palpation abdominale.

Le risque essentiel de ces anévrysmes est la rupture qui est souvent mortelle en raison d’une hémorragie massive dans la cavité abdominale. Ce risque devient significatif lorsque le diamètre de l’anévrysme est supérieur à 50 mm (risque estimé à 5 % dans l’année).

En cas de découverte d’un anévrysme de l’aorte abdominale, il faudra réaliser une échographie de l’aorte afin de préciser la taille de cet anévrysme. Lorsque cet anévrysme mesurera plus de 5 cm, un scanner de l’aorte complétera les données de l’échographie et permettra d’étudier précisément ses dimensions et son extension.

Une chirurgie est nécessaire en cas de diamètre de plus de 5 cm afin d’éviter un décès par rupture aortique. Le traitement chirurgical de cette pathologie nécessite une prise en charge dans un service spécialisé de chirurgie vasculaire muni d’une réanimation. Afin d’évaluer le risque opératoire, des examens préliminaires seront indispensable : bilan cardiologique, rénal et respiratoire.

En fonction du résultat de ces examens et de la morphologie de l’anévrysme, 2 options sont envisageables :

  • une prise endovasculaire qui consiste à exclure l’anévrysme par une endoprothèse en introduisant le système par les artères fémorales sans ouvrir le ventre. Cette technique ne peut être possible que dans certains cas, lorsque la morphologie de l’anévrysme est compatible avec l’endoprothèse.
  • un traitement chirurgical classique par mise à plat greffe. Cette technique impose une ouverture du ventre, puis un remplacement complet de l’aorte malade par une prothèse vasculaire qui sera cousue par le chirurgien.

Lorsque l’anévrysme mesure moins de 5 cm, on estime le risque de rupture inférieur à 1% dans l’année. Ainsi, il est uniquement nécessaire de réaliser un suivi régulier par écho-doppler de l’aorte afin de suivre l’évolution de cet anévrysme jusqu’à l’atteinte du seuil chirurgical fixé à 5 cm de diamètre.

Anévrysme fusiforme de l’aorte abdominale inter et sous rénale :

Anévrysme sacciforme de l’aorte sous rénale :

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